Volume 8
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€16.00

Edito

« Plus les photographies se multiplient et plus elles se ressemblent. » Hypothèse pertinente ou trompe l’œil de notre temps ? Cette fois, le thème du magazine s’est dessiné sur Instagram, face au 376ème cliché d’un café servi chaud dans un mug en inox, le tout shooté à la première personne devant un lac de montagne.

Dans cet exemple comme dans tant d’autres, le photographe s’est laissé emporter par le courant. Il a suivi, consciemment ou non, une ligne directrice qui l’a mené vers la publication de ce contenu, comme l’alpiniste engagé dans une ascension est conduit par sa corde vers le sommet de la montagne.

Entre les pages de ce volume décomposé en trois parties, nous avons ainsi choisi d’explorer la ligne sous toutes ses formes. D’abord, celles que l’on suit, en quête de la descente parfaite dans la poudreuse des Lofoten (p.16), qui guident l’apnéiste Guillaume Néry vers les abysses (p.50) ou dessinent les mouvements créatifs qui nous entourent (p.36). Ensuite, celles qui limitent et qui encadrent, qui tracent les frontières de royaumes minuscules (p.112) et fixent immuablement l’heure du Monde (p.96). Enfin, celles qui connectent, à l’image des chemins frayés par l’Homme pour laisser la nature reprendre ses droits (p.160) et du lien sacré qui soude entre eux les compagnons de cordée (p.180).

Qu’est-ce qui sépare le beau du laid, le bien du mal, l’efficace du futile? Où se trouvent les limites? Et qu’arrive-t-il quand on décide d’explorer des chemins de traverse? Autant de questions abordées dans un numéro imaginé comme une réflexion, finalement devenue introspection, et fabriqué avec l’envie d’enfin les faire bouger, ces lignes.