Volume 7
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€16.00

Edito

Depuis le lancement de cette revue papier en 2015, nous avons collaboré avec plus de 150 contributeurs venus des quatre coins du monde. 150 personnes qui, toutes en cœur et en quelques mois à peine, ont participé à la confection de sept volumes à plusieurs milliers de kilomètres les unes des autres. Était-ce seulement envisageable il y a encore dix ou vingt ans ?

Tous les jours, la relation que nous entretenons avec le concept de « distance » est redéfinie. Les innovations dans les secteurs du transport, des nouvelles technologies et de l’information, pour ne citer qu’elles, entendent nous rapprocher non plus seulement physiquement mais socialement, et cela à une vitesse folle. Si bien que l’existence même d’une quelconque forme de distance pourrait bientôt être remise en cause. Elle qui nous lie, pourtant, autant qu’elle nous délie, qui nous rapproche autant qu’elle nous éloigne, et dont nous avons encore besoin, ne serait-ce que pour continuer à rêver de prendre le large.

Voilà pourquoi, dans ce septième volume, nous avons interrogé les notions d’espace et de temps, de proche et de lointain, et exploré le moyen le plus emblématique dont nous disposons pour prendre la mesure de chacune d’elles : les cartes géographiques. À chaque nouveau regard, une nouvelle interprétation. James Barkman et son équipe ont choisi de rallier à moto les 48 000 kilomètres qui séparent l’Alaska d’Ushuaïa sur la pan-américaine (p. 58) pendant que le trail-runner Guillaume Peretti avalait le dénivelé positif du GR20 à une allure d’enfer (p. 100). Benjamin Visserot, pris dans la glace au Groenland (p. 18), et le spéléologue Michel Siffre (p. 114) se sont mis à l’épreuve tandis que nous découvrions les plaisirs du « slow travel » en Suisse (p. 74). Pour finir, nous avons étudié la passion partagée des auteurs et des cartographes, de L’Île au trésor de Stevenson (p. 142) aux pérégrinations de Sylvain Tesson (p. 182).

Une aventure de 208 pages qui aura soulevé de nombreuses questions : la distance a-t-elle un caractère immuable ? Quels sont les moyens de sa représentation ? Et surtout, comment aborder les concepts de voyage et d’exploration dans un monde où tout est à portée de main ?